img 2949

Révocation du Premier ministre : Smith Augustin maintient sa position au nom de la conscience et de la morale publique

Malgré les fortes pressions politiques et diplomatiques exercées autour du processus de révocation du Premier ministre, le conseiller présidentiel Smith Augustin maintient fermement sa position. Alors que plusieurs sanctions internationales visent des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) en raison de leur vote dans ce dossier sensible, la décision du conseiller continue de susciter débats et controverses dans l’opinion publique.

Au cours des derniers jours, certains médias ont fait état d’un supposé revirement de Smith Augustin, laissant entendre qu’il aurait envisagé de revenir sur son vote. Des informations rapidement démenties par le principal concerné. Dans une mise au point officielle, le conseiller présidentiel a tenu à réaffirmer qu’il assume pleinement son choix, précisant avoir agi en toute responsabilité et sans aucune pression extérieure.

Smith Augustin souligne que sa décision s’inscrit dans une démarche profondément personnelle et éthique. Enseignant-chercheur, diplomate et jésuite, il rappelle que son engagement public est guidé par des principes moraux solides. Pour lui, la morale ne saurait être reléguée au second plan dans la gestion des affaires publiques ; elle constitue au contraire un bien collectif fondamental, indispensable à l’équilibre et à la crédibilité d’une société.

« J’ai agi selon ma conscience », insiste le conseiller, tout en soulignant que l’exercice du pouvoir implique parfois des choix difficiles, mais nécessaires pour préserver l’intérêt général. Il affirme que sa démarche vise avant tout à renforcer la responsabilité institutionnelle et à rappeler que les décisions politiques doivent rester ancrées dans des valeurs de probité, de cohérence et de respect de l’État de droit.

Dans un contexte de crise politique persistante, marqué par une méfiance croissante de la population envers les institutions, la position de Smith Augustin se veut un message fort : celui de la primauté de la conscience individuelle dans l’action publique. Une posture qui, bien qu’elle divise, relance le débat sur la place de l’éthique et de la morale dans la gouvernance haïtienne, à un moment où le pays cherche encore les voies d’une stabilité ddurable.

 


Discover more from Yogann Magazine

Subscribe to get the latest posts sent to your email.